Tutoriel pas à pas

CV développeur web :
l'exemple et la méthode qui décrochent l'entretien

CV développeur web : exemple commenté et méthode en 8 étapes pour un CV lisible par les ATS et convaincant, adapté au marché belge.

8 étapes≈ 2 hpar Scornidigital
Illustration : CV développeur web : l'exemple et la méthode qui décrochent l'entretien, par Scornidigital à Gembloux
Durée2 h

Prérequis

  • Votre parcours réel : diplômes, formations, stages, emplois et missions freelance
  • La liste honnête de vos technologies maîtrisées (langages, frameworks, outils)
  • Deux ou trois projets aboutis à montrer, idéalement en ligne (GitHub + démo)
  • L'offre d'emploi visée sous les yeux, pour reprendre son vocabulaire exact

Outils

  • Un éditeur de texte ou de code (VS Code, Google Docs)
  • Un modèle mono-colonne au format Markdown ou LaTeX (moderncv)
  • Un correcteur orthographique (LanguageTool, Antidote)
  • Un compte GitHub à jour pour héberger le code de vos projets
  • Un profil LinkedIn complet, cohérent avec le CV
  • Un export final au format PDF texte (jamais une image)

Un bon CV de développeur web ne raconte pas votre vie : il prouve, en une page, que vous savez livrer. La difficulté n’est pas d’écrire beaucoup, mais de choisir ce qui compte et de le rendre lisible par une machine avant un humain.

En 2025, la plupart des CV passent d’abord dans un ATS, un logiciel de tri automatique. Un CV mal structuré ou exporté en image peut être écarté avant même qu’un recruteur ne le lise.

Cette page, éditée par Scornidigital (studio web à Gembloux), vous donne un exemple de structure commenté et une méthode en huit étapes. Nous recrutons et travaillons avec des développeurs : voici ce que nous regardons vraiment.

La première lecture : filtres et preuves

ATS et recruteur

La plupart des CV passent d’abord dans un ATS (logiciel de tri automatique). S’il n’y arrive pas à lire — mise en page complexe, texte en image — celui-ci peut être écarté avant qu’un recruteur ne l’ouvre. Le tri humain, lui, cherche trois repères immédiats : un titre de poste clair, une stack identifiable et des liens qui prouvent.

Le code parle plus fort

Pour un développeur, nombre de recruteurs ouvrent le portfolio ou GitHub avant le CV. Un profil GitHub propre pèse parfois plus lourd qu’une ligne du parcours — votre travail parle pour vous, pourvu que les liens soient présents, cliquables et pointent vers quelque chose de propre.

La structure : six sections qui marchent

L’en-tête et le profil

En haut : nom, titre de poste précis (« Développeur Front-End React » plutôt que « Développeur »), coordonnées et liens GitHub/portfolio/LinkedIn. Sous l’en-tête, deux à trois lignes de profil ciblées sur le poste : par exemple, « Développeur full-stack JavaScript (2 ans), React et Node.js, du maquettage à la production. »

L’ossature en cinq sections

Compétences techniques (par catégories), expériences (orientées résultats), projets et portfolio (décisifs pour un junior), formation et langues. L’ordre guide l’œil : du plus pertinent au moins lu.

Compétences et expériences : l’impact avant tout

Catégoriser et citer l’impact

Regroupez les compétences par familles (langages, front-end, back-end, bases de données, outils) et reprenez l’orthographe exacte de l’offre — « React.js » et « ReactJS » ne se valent pas au parseur. Pour chaque expérience, des puces orientées résultats : « Réduit le temps de chargement de 40 % » plutôt que « Développement d’interfaces ». Chiffrez l’impact et mentionnez la stack.

Portfolio et GitHub : la preuve du code

Deux ou trois projets aboutis

Un lien vers une démo en ligne prouve que vous savez déployer. Pour un junior ou en reconversion, sélectionnez deux ou trois projets, décrivez le problème et la stack, puis donnez le lien vers le code et la démo — consultez notre guide comment devenir développeur web en Belgique. Assurez-vous que le dépôt mis en avant est propre et que chaque lien fonctionne.

Deux ou trois projets publiés en ligne valent souvent plus qu’un diplôme supplémentaire.

Erreurs et atouts du marché belge

Les écueils à éviter

Titre vague (« Développeur » sans spécialité), tâches sans résultats, CV exporté en image, liens manquants vers GitHub/portfolio, fautes d’orthographe, et surtout : ne pas adapter le CV à chaque offre. Ces six erreurs suffisent à être rejeté avant un regard humain.

Wallonie, Bruxelles et multilinguisme

Le développement figure parmi les métiers en pénurie (Forem 2026) : les employeurs peinent à recruter, ce qui facilite l’entrée des juniors. Préciser français/néerlandais/anglais est un atout régional. Consultez notre page salaire d’un développeur web en Belgique pour situer vos prétentions.

Pour comprendre le métier côté studio, découvrez nos services : depuis Gembloux, nous accompagnons indépendants et PME de Namur, Bruxelles, Liège et toute la Wallonie. Une question sur votre projet ou votre parcours ? Un coup de fil au 0476 07 23 28 ou un mot via notre formulaire de devis suffisent.

Le guide, pas à pas

Suivez les étapes dans l'ordre.

Chaque étape se construit sur la précédente. Suivez-les de haut en bas : à la fin, votre livrable est prêt, sans passe manquée.

CV développeur web : l'exemple et la méthode qui décrochent l'entretien : les étapes en pratique — Scornidigital, Gembloux
  1. Soigner l'en-tête et le titre du poste

    En haut du CV : votre nom, un titre de poste précis (« Développeur Front-End React » plutôt que le vague « Développeur »), puis vos coordonnées — e-mail professionnel, téléphone, ville, et surtout les liens cliquables vers votre GitHub, votre portfolio et votre LinkedIn. Le titre doit refléter le poste visé : c'est le premier mot-clé que lisent l'ATS et le recruteur. Inutile d'y mettre une photo fantaisiste ou une adresse complète.

  2. Rédiger un résumé de profil ciblé

    Sous l'en-tête, deux à trois lignes qui résument qui vous êtes, votre stack principale et ce que vous apportez. Adaptez ce paragraphe à chaque offre : un résumé générique se repère immédiatement. Exemple : « Développeur full-stack JavaScript (2 ans), spécialisé React et Node.js, à l'aise du maquettage à la mise en production. » C'est votre accroche : elle donne envie de lire la suite.

  3. Structurer les compétences techniques par catégories

    Ne faites pas une liste en vrac. Regroupez : Langages (JavaScript, TypeScript, PHP, Python), Front-end (React, Vue, Angular), Back-end (Node.js, Laravel, Django), Bases de données (PostgreSQL, MySQL, MongoDB), Outils & DevOps (Git, Docker, CI/CD). Reprenez l'orthographe exacte de l'offre : selon le parseur, « React.js » et « ReactJS » ne sont pas toujours équivalents. Restez honnête : tout ce qui est listé peut tomber en entretien technique.

  4. Détailler les expériences avec des résultats concrets

    C'est la section phare. Pour chaque poste : intitulé, entreprise, dates, puis des puces orientées résultat, pas tâche. Préférez « Réduit le temps de chargement de 40 % en optimisant le rendu React » à « Développement d'interfaces ». Chiffrez ce qui peut l'être et mentionnez la stack utilisée à chaque mission. Le recruteur cherche l'impact, pas la liste des choses que vous avez touchées.

  5. Mettre en avant projets, portfolio et GitHub

    Pour un profil junior ou en reconversion, cette section peut compenser un manque d'expérience salariée. Sélectionnez deux ou trois projets aboutis, décrivez le problème résolu et la stack, et donnez un lien vers le code (GitHub) et une démo en ligne. Un lien live prouve que vous savez déployer, une compétence à part entière. Un dépôt bien tenu vaut souvent plus qu'un certificat de plus.

  6. Ajouter formation, certifications et langues

    Placez la formation après l'expérience — sauf jeune diplômé, où elle remonte. Indiquez le diplôme, l'établissement et l'année ; mentionnez les formations reconnues (bachelier haute école, bootcamp, BeCode, IFAPME). Ajoutez les certifications utiles et vos langues avec un niveau réaliste. En Belgique, préciser français / néerlandais / anglais est un vrai atout selon la région et l'employeur.

  7. Optimiser pour les ATS et exporter en PDF texte

    La plupart des entreprises filtrent les CV via un ATS avant tout regard humain. Restez sur une mise en page mono-colonne, sans photo intégrée au texte ni tableau complexe, avec des intitulés de sections standards (« Expérience », « Compétences », « Formation »). Reprenez les mots-clés de l'offre. Exportez en PDF texte sélectionnable : un CV graphique exporté en image risque d'être illisible par le parseur et rejeté.

  8. Relire, corriger et adapter à chaque candidature

    Dernière étape, décisive. Un CV avec des fautes a nettement plus de chances d'être écarté : passez un correcteur et faites relire. Vérifiez que chaque lien fonctionne. Tenez-vous à une page (deux au maximum si le parcours le justifie). Enfin, ne renvoyez jamais le même CV partout : ajustez le titre, le résumé et l'ordre des compétences à chaque offre visée.

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Questions fréquentes

Vos questions sur ce guide.

Quelles sections mettre dans un CV de développeur web ?

Six sections suffisent, dans cet ordre : un en-tête avec un titre de poste précis et des liens cliquables (GitHub, portfolio, LinkedIn) ; un résumé de profil de deux à trois lignes ciblé sur l'offre ; les compétences techniques regroupées par catégories (langages, front-end, back-end, bases de données, outils) ; les expériences professionnelles orientées résultats ; les projets personnels et open source avec liens ; enfin la formation, les certifications et les langues.

Pour un profil junior ou en reconversion, la section projets prend une importance particulière car elle prouve concrètement ce que vous savez faire.

Comment rendre son CV de développeur compatible avec les ATS ?

La majorité des entreprises filtrent les CV via un ATS (logiciel de tri automatique) avant tout regard humain. Pour passer ce filtre : gardez une mise en page mono-colonne, sans photo intégrée au texte ni tableaux complexes, utilisez des intitulés de sections standards (« Expérience », « Compétences », « Formation »), reprenez les mots-clés exacts de l'offre et exportez en PDF texte sélectionnable — jamais en image.

Un CV graphique très design, souvent exporté en image, risque d'être mal lu par le parseur et écarté avant même d'être vu.

Faut-il un portfolio et un GitHub sur un CV de développeur ?

Oui, c'est quasi incontournable aujourd'hui. Le portfolio et le dépôt GitHub permettent au recruteur de voir concrètement ce que vous savez faire, au-delà des mots. Un lien vers une démo en ligne prouve aussi que vous savez déployer un projet, une compétence professionnelle à part entière.

Pour un profil junior, deux ou trois projets aboutis, avec le code sur GitHub et une démo accessible, valent souvent plus qu'un diplôme supplémentaire. Veillez simplement à ce que les dépôts mis en avant soient propres et à jour.

Quelle longueur pour un CV de développeur web ?

Une page reste la norme, surtout en début de carrière. Le recruteur consacre peu de temps à un premier tri : un CV trop long le noie sous l'information.

Deux pages au maximum se justifient si vous avez un long parcours et beaucoup de réalisations à valoriser, jamais plus. Mieux vaut sélectionner et hiérarchiser vos expériences que tout lister : privilégiez les missions les plus récentes et les plus pertinentes pour le poste visé.

Quelles erreurs éviter sur un CV de développeur web ?

Les plus courantes : un titre vague (« Développeur » sans spécialité), une liste de tâches sans résultats concrets, des compétences en vrac sans catégories, un CV graphique illisible par les ATS, l'absence de liens vers GitHub ou un portfolio, et les fautes d'orthographe — un CV qui en contient a nettement plus de chances d'être écarté. Autre écueil fréquent : envoyer le même CV partout.

Adaptez le titre, le résumé et l'ordre des compétences à chaque offre pour coller à ce que l'entreprise recherche vraiment.

Un développeur web junior sans expérience peut-il faire un bon CV ?

Oui, à condition de miser sur les projets. Sans expérience salariée, la section projets personnels et open source devient votre principal argument : deux ou trois réalisations abouties, publiées sur GitHub avec une démo en ligne, prouvent vos compétences mieux qu'un discours.

Complétez avec votre formation (bachelier, bootcamp, BeCode, IFAPME…), un résumé de profil clair et des compétences techniques bien structurées. En Wallonie et à Bruxelles, la demande soutenue de profils tech joue en faveur des juniors qui savent montrer du concret.